À chaque fois qu'on me demande « alors, French Bee, ça vaut le coup ? », je repense à ce vol de nuit entre Orly et La Réunion où je me suis retrouvé avec un plateau à moitié vide dans les mains, à me demander si j'avais bien lu les petites lignes au moment de la réservation. Spoiler : non. J'avais le tarif de base, le moins cher, et je n'avais pas coché le repas. Surprise à 10 000 mètres d'altitude.
Ce n'est pas une histoire de radinerie, c'est une histoire de règles du jeu. French Bee est une compagnie low cost long-courrier, et tout y est pensé selon cette logique : on paie pour le siège, le reste se coche à la carte. Une fois qu'on a intégré ça, l'expérience change du tout au tout. Sinon, on accumule les mauvaises surprises. Voilà pourquoi je vous propose un avis franc, basé sur ce que j'ai vécu et sur ce qui revient le plus souvent dans les retours clients.
Points clés à retenir
- French Bee est une compagnie low-cost long-courrier, filiale du groupe Dubreuil, qui opère depuis Paris-Orly.
- Le repas n'est pas compris dans le tarif Bee Light : comptez environ 25 dollars pour le plateau de base.
- La flotte est composée uniquement d'Airbus A350-900 et A350-1000, ce qui joue clairement en faveur du confort.
- Les tarifs Bee Smart et Bee Premium incluent, eux, le repas (le Premium ajoute même un snack).
- Orly est un atout : la ligne 14 vous dépose en une quarantaine de minutes depuis le centre de Paris.
- La note agrégée tourne autour de 4,2/5 sur environ 2 800 avis récents, avec des critiques récurrentes sur les frais annexes.
French Bee, un avis sans filtre sur le low cost long-courrier
La question qui revient le plus souvent, c'est celle du positionnement : French Bee est-elle vraiment low cost ? Oui, sans ambiguïté. Et c'est même la première compagnie française à avoir poussé la logique du low cost sur le long-courrier, en s'appuyant sur une flotte récente et des escales rationalisées.
Est-ce que French Bee est une compagnie low cost ?
Oui, French Bee fonctionne sur un modèle low cost long-courrier. Concrètement, cela signifie que le prix d'appel très bas correspond à un siège en classe éco, sans repas, sans bagage en soute si vous prenez le tarif le plus serré, et sans choix de siège offert. Chaque option se paie séparément. C'est exactement le même principe que sur les low cost européens, mais sur des vols de 8 à 11 heures — et c'est là que la nuance compte.
Sur un Paris-Marseille, se passer de bagage en soute ne coûte pas grand-chose. Sur un Paris-La Réunion, c'est une autre paire de manches. Le piège, c'est d'oublier que le bagage en soute se réserve à l'avance. Arrivé à l'aéroport, le tarif grimpe.
Qui est derrière French Bee ?
French Bee appartient au groupe Dubreuil, un groupe familial français bien implanté dans l'océan Indien. C'est le même actionnaire qui a lancé French Blue (devenue French Bee) avant de développer l'activité. Autrement dit, on n'a pas affaire à une coquille vide montée par des fonds étrangers : il y a un actionnariat industriel solide derrière, ce qui rassure sur la pérennité de l'opération.
Cette stabilité actionnariale explique aussi en partie le réseau : La Réunion, Tahiti, Montréal, New York, San Francisco, Los Angeles, Miami. Des destinations où le groupe a des intérêts ou une clientèle historique.
Comment sont les avions de French Bee ?
Là, franchement, c'est le point fort. French Bee n'opère qu'avec des Airbus A350-900 et A350-1000, deux appareils récents de la famille A350. Cabine pressurisée différemment, air plus humide, éclairage adapté au décalage horaire, écrans individuels, sièges plutôt corrects en éco. Sur un vol de nuit vers La Réunion, ça change vraiment la donne.
Que valent les sièges en classe éco ?
En éco, l'espace aux jambes est dans la moyenne du long-courrier, sans plus. Le siège standard fait le job pour 8 à 11 heures, à condition de ne pas tomber sur une rangée centrale trop serrée. Mon conseil, testé à mes dépens : payez le choix de siège si vous prenez un vol de nuit. Un supplément modeste contre une nuit correcte, le calcul est vite fait.
En Premium, l'écart se creuse nettement : plus d'espace, un vrai plateau repas, un snack en plus. J'ai comparé les deux formules sur un même trajet, et le bond de confort est réel — pas juste cosmétique.
Est-ce que le repas est compris avec French Bee ?
Non, pas systématiquement. Et c'est probablement le point qui génère le plus de malentendus. La réponse dépend entièrement du tarif que vous avez choisi.
Bee Light, Smart ou Premium : qui a droit à son plateau ?
En tarif Bee Light, le plateau n'est pas inclus par défaut : votre tablette reste vide, à vous de prévoir de quoi manger. En Bee Smart et Bee Premium, le repas est bien compris dans le billet. Le Bee Light+ débloque, lui, un repas simple, et le Premium ajoute un snack en prime. Une hiérarchie à connaître avant de cliquer sur « réserver ».
Combien coûte un repas à bord ?
Le repas de base tourne autour de 25 dollars pour la majorité des destinations si vous l'achetez à la carte. Un tarif qui pique un peu quand on part en famille : à quatre, l'addition grimpe vite. Le conseil que je donne systématiquement : réservez votre repas à l'avance, les délais de commande sont stricts et il n'est pas toujours possible d'en acheter un à bord en dernière minute.
Autre astuce testée et validée : prévoyez un pique-nique solide pour les longs trajets. Rien n'interdit de passer la sécurité avec de la nourriture non liquide, et un sandwich bien préparé vaut souvent mieux qu'un plateau tiède.
Le vrai nerf de la guerre : les frais annexes
Un billet French Bee à 300 euros peut vite devenir un billet à 500 une fois tout coché. Ce n'est pas une arnaque, c'est le modèle, mais il faut le savoir.
- Bagage en soute : le prix dépend du poids et du moment de la réservation, et grimpe à l'aéroport
- Choix de siège : payant selon l'emplacement
- Repas : environ 25 dollars en achat à la carte
- Priorité d'embarquement
La règle simple que j'applique maintenant : je compare toujours le prix final French Bee avec bagage et repas inclus contre le prix tout compris d'une compagnie classique. Sur certaines routes, l'écart reste net. Sur d'autres, il fond comme neige au soleil.
| Tarif | Repas inclus | Bagage en soute | Snack |
|---|---|---|---|
| Bee Light | Non | En option | Non |
| Bee Light+ | Repas simple | En option | Non |
| Bee Smart | Oui | Selon formule | Non |
| Bee Premium | Oui | Inclus | Oui |
Fiabilité, ponctualité et sécurité : ce qu'il faut savoir
Sur la sécurité, aucun doute à avoir. French Bee opère des Airbus A350, l'un des appareils les plus modernes du marché, sous certification européenne. Les avions sont récents, l'entretien est encadré. Ce n'est pas un sujet sur lequel j'ai la moindre réserve.
La ponctualité et la gestion des incidents, en revanche, sont plus contrastées. Comme toutes les low cost, la compagnie optimise l'utilisation de ses appareils, donc un retard en entraîne souvent un autre. En cas de problème, le service client est réactif mais parfois lent à dédommager. C'est le lot commun du secteur.
Que disent les avis clients en résumé ?
La note agrégée tourne autour de 4,2/5 sur environ 2 800 avis récents. Dans le détail, les voyageurs saluent la modernité des avions, le rapport qualité-prix sur les tarifs d'appel, et Orly comme point de départ. Les critiques portent sur les frais annexes, les repas payants, et parfois la communication autour des options. Rien de rédhibitoire, mais une lecture attentive s'impose.
Alors, on prend French Bee ou pas ?
Mon verdict, après plusieurs vols : oui, à condition de jouer le jeu. French Bee est une excellente affaire quand on prend un tarif intermédiaire, qu'on réserve son bagage et son repas à l'avance, et qu'on considère Orly comme un vrai avantage (la ligne 14 vous dépose en une quarantaine de minutes). C'est une mauvaise affaire quand on part sur le prix plancher sans rien cocher et qu'on découvre l'addition à l'aéroport.
Le low cost long-courrier n'est ni meilleur ni pire qu'une compagnie classique : il est différent, et il récompense ceux qui préparent leur vol. La vraie question n'est pas « French Bee est-elle bien ? », mais « êtes-vous prêt à payer pour ce que vous voulez vraiment ? ». Une fois cette réponse posée, le reste suit.